SAVE THE DATE : Les Samedis de la création, première édition !
SAVE THE DATE : Les Samedis de la création, première édition !
Notez la date du 9 décembre dans votre agenda : ce samedi-là, le pôle création de la Forge vous ouvre ses portes et se transforme en boutique éphémère. Bienvenue au premier rendez-vous de la mode locale ! Vous y rencontrerez des créateurs qui cousent, taillent, retouchent et inventent, à La Verrière, Trappes et alentours. Vous découvrirez leurs collections et pourrez acquérir leurs créations. Au menu : du prêt-à-porter contemporain, des tenues traditionnelles africaines, des robes de soirée, des accessoires pour femme, homme et enfant… mais aussi des cours de coutures, ouverts à tous.tes, et des marionnettes ! De quoi dénicher, pour vos cadeaux de fin d'année, des objets que vous ne trouverez nulle part ailleurs... Rendez-vous samedi 9 décembre de 10h à 18h. Pour plus de détails sur cet événement sur mesure confectionné par La Forge, guettez les mises à jour de notre site web et notre page Facebook.
Mark et Mélanie (M&M Kook’in Kréol) – Traiteur à domicile
Mark et Mélanie (M&M Kook’in Kréol) – Traiteur à domicile
Mark et Mélanie ont ensemble intégré La Forge il y a plusieurs semaines, pour développer leur activité. Nous avions envie de vous transmettre leurs premiers ressentis.
Présentez-nous votre activité, et vous-même.
Mélanie : Nous sommes traiteurs à domicile. Notre cuisine est créole, plus particulièrement guyanaise et surinamaise. Mark : J’ai fait mes études de cuisine en Guyane, puis en 2008 je suis monté en métropole pour faire une formation complémentaire. J’ai ensuite travaillé pendant trois ans au sein d’un grand établissement, puis sur un bateau de croisière pendant six mois. Avec l’expérience que j’ai tiré de tout ça, j’avais envie de me mettre à mon compte et je me suis lancé dans l’auto-entrepreneuriat, mais je n’avais pas le temps de concilier mon nouveau travail salarié (dans l’événementiel) et mon projet. Ça n’a pas fonctionné. Mélanie : J’ai travaillé dixans dans la restauration collective, jusqu’en 2016, l’année où finalement on a décidé d’arrêter ce qu’on faisait pour se lancer ensemble et complètement dans M&M Kook’in Kréol.
Qu’est-ce qui vous a amenés à La Forge ?
Mélanie : Le bouche à oreille.
Aviez-vous pensé à d’autres solutions en parallèle avant de faire votre choix (SARL, auto-entrepreneuriat, couveuses) ?
Mélanie : Oui, on a pensé à l’auto-entrepreneuriat mais on n’a pas voulu revivre les difficultés que Mark a pu connaître lors de sa première expérience d’entrepreneur. On ne voulait pas se retrouver seul et c’est pour ça qu’on a choisi La Forge. Le fait qu’il y ait un accompagnement est très important pour nous.
Comment s’est passée votre intégration ?
Mélanie : Ça se passe bien, on sent qu’il faut vraiment oser. Laurent (Thuvignon, co-gérant de La Forge, ndlr) nous a bien dit qu’il n’y avait pas de question stupide. Il y a une certaine liberté. On n'est pas constamment dans une optique de devoir prouver quelque chose.
Vous venez juste d’avoir une entrevue avec Laurent. Qu’en avez-vous tiré ?
Mélanie : Il nous rappelle toujours d’entreprendre. On avait plein d’idées et il nous a encouragés à aller au bout, mais en nous donnant des conseils avisés du genre « n’allez pas trop vite non plus ».
Comment appréhendez-vous la suite ?
Mélanie : Justement, on ne l’appréhende pas. On vit notre projet au jour le jour, donc de manière plutôt positive. On aime le fait de pouvoir échanger sur nos problèmes avec un réseau de personnes possédant des compétences qu’on a pas forcément. Propos recueillis par Gwenaël Thépault
« La Forge : putain… deux ans ! »
« La Forge : putain… deux ans ! »
Quoi... Déjà ? Le 15 mai 2017, La Forge a fêté ses deux années d'existence. Laurent Thuvignon, son fondateur, revient sur la genèse de la structure. En cette année charnière, il dresse un bilan d'étape. On l'écoute ? [caption id="attachment_624" align="alignleft" width="225"]Laurent THUVIGNON Laurent THUVIGNON[/caption] Pourquoi avoir souhaité créer cette structure un peu particulière ? J'ai formulé ce projet au printemps 2014. Après une longue carrière comme directeur d'association, j'ai eu envie de créer ma propre structure. Mon idée était de m'investir dans un projet de territoire qui porte une démarche d'intérêt général, mais sur un modèle d'entreprise. La solution la plus pertinente était de créer une SARL sous le statut de SCOP. Et le modèle de SCOP qui remplissait tous ces objectifs était... la coopérative d'activités et d'emploi ! Vous alliez donc devenir gérant de CAE... Oui, et la première des Yvelines, dernier département d'Ile-de-France à ne pas encore avoir de CAE ! Après une étude de faisabilité financée par le fonds de confiance France Active (un financement appliqué aux projets d'économie sociale et solidaire), j'ai ouvert La Forge en mai 2015.  
"Chauffer les esprits, comme on chauffe le fer, pour produire du nouveau... C'est ce que nous essayons de faire, ici, au quotidien, avec tous les entrepreneurs"  
Pourquoi "La Forge" ? C'est un hommage à mon grand-père, qui était forgeron. Je me suis toujours dit que si, un jour, je changeais de métier, ce serait pour celui-là. J'aime l'image qu'évoque la forge, d'un travail à la fois besogneux et noble. Il y a quelque chose de malléable : on chauffe les esprits, comme on chauffe le fer, pour produire du nouveau... C'est ce que nous essayons de faire, ici, au quotidien, avec tous les entrepreneurs. Comment se porte la CAE, du haut de ses deux ans ? Je dois avouer qu'elle dépasse mes espérances ! Je n'imaginais pas avoir autant d'entrepreneurs salariés (ES) - 28 ES à ce jour -, des résultats aussi satisfaisants - 166 000 € de chiffre d'affaires en 2016 -, ni autant de partenariats avec les acteurs publics locaux. Nous sommes aujourd'hui la seule CAE francilienne avec un versant insertion (1) et nous avons le même type d'action auprès des entrepreneurs des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) (2). Tout cela montre que nous répondons à un vrai besoin, face au chômage, la précarisation croissante et les complexités du régime social des indépendants (RSI). Pour autant, c'est difficile sur bien des points... Quelles sont les difficultés ? Ce sont surtout celles du quotidien : les milliards de choses à faire, les centaines de décisions à prendre, les dizaines de sollicitations chaque jour. Comme pour tous les gérants de CAE, la métaphore de la machine à laver, qui vous secoue dans tous les sens, s'applique plutôt bien. S'ajoute à cela la pression liée à la responsabilité d'être gérant unique. En même temps, cela m'incite, en tant que chef d'entreprise, à développer les compétences d'arbitrage et de mesure du risque... Quels projets attendent la Forge pour les années à venir ? Nous allons poursuivre la diversification des métiers, dans une logique de filières, comme nous avons commencé à le faire avec la couture. D'ici l'an prochain, nous allons développer encore le nombre d'ES (une quarantaine dès fin 2017) et le chiffre d'affaires issu de leur activité. Nous allons également consolider nos partenariats locaux. Surtout, la CAE est - déjà ! - dans une phase de transition, puisqu'une cogérance est en train de se mettre en place. Comment va s'organiser cette cogérance ? A partir de 2018, la gérance sera partagée entre trois ES. C'est la raison d'être d'une coopérative que d'appartenir à ses salariés : la structure pourra s'émanciper de son fondateur, qui passera en arrière-plan. Bien sûr, cela pose des questions : comment les salariés vont-ils s'approprier la CAE ? Allons-nous trouver l'équilibre entre action publique et action économique privée ? Le travail s'annonce passionnant et nous apportera de vrais éléments de réflexion sur les plans politique et philosophique... Une nouvelle aventure commence ! Propos recueillis par Cécile Couturier (1) Fin 2016, La Forge a signé une convention avec l'agence départementale Activit'Y : la CAE accompagne des bénéficiaires du RSA souhaitant créer leur activité. (2) L'accompagnement des publics des QPV se fait dans le cadre du partenariat signé, depuis l'ouverture de La Forge, avec la mission de coordination interministérielle et territoriale (MiCIT) de la préfecture des Yvelines.    
Visite officielle de l’atelier couture !
Visite officielle de l’atelier couture !
Une cinquantaine de partenaires ont répondu à l'invitation de la Forge, lundi 22 mai dernier, à visiter le nouvel atelier couture. Ils ont rencontré les entrepreneurs tailleurs, découvert leurs créations et esquissé des projets communs. [caption id="attachment_538" align="alignleft" width="424"]Photo de groupe Elus, acteurs publics, sociaux et associatifs du territoire ont poussé la porte de l'atelier.[/caption] Il y avait du beau monde, le 22 mai dernier, pour la visite officielle du nouvel atelier couture de la Forge. Une cinquantaine de personnes ont poussé la porte du lieu, aménagé en espace de démonstration par les couturiers membres de la coopérative d'activités et d'emploi (CAE) :  Taha Sow, Anick Da Sylva, Marie-Christine Bayol et Mariamme Camara. La soirée était "ambiancée" par deux autres entrepreneurs forgerons : Armelle, décoratrice, avait réalisé un collage mural textile et Mark, cuisinier, proposait ses pâtisseries et sorbets maison... Elus, agents des communes alentours et du département des Yvelines et acteurs associatifs ont ainsi rencontré les couturiers. Comme ces six travailleuses sociales du secteur d'action sociale d'Elancourt. Partenaires de La Forge dans le cadre de la convention avec l'agence départementale d'insertion Activit'Y, qui accompagne des bénéficiaires du RSA vers la création d'activité, elles sont venues "visiter La Forge, que nous n'avions encore jamais vue. Nous pouvons ainsi mieux cerner les débouchés possibles pour les bénéficiaires que nous orientons ici".

Transmettre les savoir-faire

Mathilde Ballouard, d'Activit'Y, connaissait déjà bien les lieux. "Ce projet répond à un vrai besoin du territoire. Il m'intéresse aussi beaucoup... personnellement ! J'ai repéré des créations, et surtout la possibilité de passer des commandes : il n'est pas toujours facile de trouver des créateurs qui travaillent à la demande en dehors de Paris." L'atelier couture a pu voir le jour grâce à la Ville de La Verrière, qui met ce local à disposition, et des représentants de la municipalité étaient de la partie. Pour Zoubida Rafiq, deuxième adjointe en charge de la jeunesse, de l'emploi, de l'insertion et du développement économique, "les quatre couturiers sont force de proposition dans l'insertion et peuvent rencontrer les Verriérois. Au moins de juin, par exemple, ils vont créer des costumes avec les habitants, dans les quartiers, en vue du carnaval de la Fête de la Ville, le 17 juin." [caption id="attachment_537" align="aligncenter" width="669"] Nelly Dutu, maire de La Verrière (2e à gauche), Taha Sow, couturier (milieu) et Martial Benamara, nouveau directeur du Centre socioculturel Jacques Miquel-Rosa Parks. Nelly Dutu, maire de La Verrière (2e à gauche), Taha Sow, couturier (milieu) et Martial Benamara, nouveau directeur du Centre socioculturel Jacques Miquel-Rosa Parks.[/caption] Nelly Dutu, la maire de La Verrière, n'a pas caché son enthousiasme pour le développement de projets "textiles" : "Avec la couture, on peut toucher tout le monde ! Il y a un enjeu à assurer la transmission de savoir-faire par les couturiers. Si les Verriérois savent faire des retouches sur leurs vêtements plutôt que jeter... ils gagneront confiance et deviendront plus autonomes."

Vers une filière 100 % locale ?

Pour autant, souligne Nelly Dutu, "nous aimerions développer davantage ce projet, mais sommes limités par l'espace disponible, qui se réduit... Il y a sûrement une complémentarité à trouver avec des communes alentour, comme Trappes." [caption id="attachment_546" align="alignright" width="357"] Anick Da Silva, Trappiste et membre de la CAE, présente ses accessoires ![/caption] Ce souhait semble partagé. Cheikh Agne, 2e adjoint au maire de Trappes en charge de la vie associative et démocratique, explique : "Nous souhaitons travailler main dans la main avec La Verrière pour développer plus avant l'atelier couture et construire un vrai projet territorial qui dépasse les frontières de nos villes. L'objectif étant de développer l'emploi et de permettre aux jeunes de développer leurs talents." "Je voudrais créer une filière Made in Trappes ! précise Magali Bonnier, directrice du développement économique à la Ville. Dans notre commune, les couturiers et couturières sont nombreux, mais souvent isolés et il ne leur est pas facile de commercialiser leurs produits et de se faire connaître. Si nous les accompagnons, les réunissons, leur permettons de mutualiser leurs moyens... nous aurons une vraie filière locale. Cela permettra aussi de rendre plus vivants certains quartiers. Je suis sûre qu'on peut y arriver !" Cécile Couturier
Rendez-vous le 24 mai…
Rendez-vous le 24 mai…
La Forge a son atelier couture !
La Forge a son atelier couture !

La coopérative dispose désormais de son propre atelier couture. L'ouverture du local, à la fois espace de production et d'accueil des clients, marque l'entrée de La Forge dans une nouvelle dynamique dédiée aux travaux d'aiguille.

Machines à coudre, aiguilles, bobines et tissus ont pris leurs quartiers à La Forge. Depuis le mois de mars, grâce à un partenariat avec la Ville de La Verrière, la coopérative dispose en effet d'un atelier couture. Où ça ? Au premier étage de l'immeuble où elle a déjà ses bureaux et salles de réunion. Dédié aux quatre entrepreneurs couturiers membres de la CAE - et à ceux qui pourraient la rejoindre à l'avenir - il fait à la fois office d'espace de production et d'accueil du public.

[caption id="attachment_477" align="aligncenter" width="1050"]Taha Sow en train de réaliser une pièce à la machine à coudre. Taha Sow aux manettes. © Cécile Couturier[/caption]

"Je peux ainsi recevoir mes clients, qui viennent choisir leurs tissus, essayer les pièces et demander des retouches", explique Taha Sow, maître tailleur, qui travaille uniquement sur commande et pour qui ce lieu est une réelle aubaine. Les autres couturiers ? Ce sont Anick Da Sylva et Mariamme Camara, qui travaillent essentiellement le wax, ce tissu africain - la première pour concevoir des accessoires de mode (chèches, bandeaux, bijoux textiles,...), la seconde pour créer des vêtements pour enfants et adultes. Pour Marie-Christine Bayol, qui dispose de son propre local à Ecquevilly (Nord-Yvelines), où elle dispense des cours de couture, ce lieu est l'occasion d'échanges (de conseils, de techniques) avec les confrères, et favorise l'éclosion de projets communs.

[caption id="attachment_479" align="aligncenter" width="1050"]Mariamme Camara présente.... deux robes pour enfant ! Mariamme Camara présente.... deux robes pour enfant ! © Cécile Couturier[/caption]

Avec cette ouverture, la coopérative souhaite en effet marquer sa fibre textile, et impulser une nouvelle dynamique autour des travaux d'aiguille. Les couturiers ont ainsi créé un "collectif couture" pour développer des projets communs : participation à des actions artistiques ou des événements locaux tels que la fête de Trappes, le 24 juin, opérations bénévoles sur le tri textile ou initiations grand public... Les projets fusent et les bobines bouillonnent ! D'ailleurs, la CAE accompagne également Mariamme sur un projet inédit : la mise en place d'une boutique-mercerie créative à Trappes. A bientôt pour plus d'infos !

Cécile Couturier (qui n'est pas couturière)

[caption id="attachment_488" align="aligncenter" width="1300"]Les quatre couturiers "Made in La Forge" : Mariamme Camara, Marie-Christine Bayol, Taha Sow et Anick Da Sylva Les quatre couturiers "Made in La Forge" : Mariamme Camara, Marie-Christine Bayol, Taha Sow et Anick Da Sylva © Cécile Couturier[/caption]

Comment retrouver nos quatre couturiers ?

Anick et sa marque Djitéria créations - Tél : 06 50 55 57 92 Mariamme et sa collection Fleur DeWax - Tél : 07 82 96 73 57 Taha Sow (Sow Kawral couture) - Tél : 06 19 80 84 37 Marie-Christine Bayol et Les Ateliers de kinou - Tél : 06 99 24 56 44

Damien Vignères, luthier
Damien Vignères, luthier

Mon métier :

Musicien multi-instrumentiste, amoureux des instruments et des musiques du monde, j'ai d'abord exploré cette passion à travers l'éducation et l'animation socio-culturelle. Puis, il y a quelques années, j'ai renoué avec une volonté ancienne : celle de créer et façonner des instruments de musique. Je suis donc retourné à l'école pour me former à l'ébénisterie. Début 2016, l'occasion se présentant, j'ai décidé de me consacrer pleinement à la facture instrumentale. Aujourd'hui, je fabrique des instruments traditionnels qui existent peu, ou pas en version électrifiée, adaptés à la scène et à la musique amplifiée. Dans mon cheminement, je m’inscris dans une démarche écoresponsable en ne façonnant que du bois de récupération ou des essences indigènes, en utilisant des colles et des produits de finition naturels (colle animale ou végétale, cire, huile...), respectueux de l'environnement et de la santé, ainsi qu'en privilégiant l'outillage à main plutôt que le matériel électrique. De plus, je valorise uniquement le travail que je réalise de mes propres mains. Je ne fais donc pas de marge sur les pièces (mécanique, micro, accastillage, électronique...) que j'utilise, lorsque je les ne les ai pas fabriquées moi-même. Enfin, je m'applique à m’approvisionner autant que possible auprès de fournisseurs respectueux du droit et de la dignité de leurs salariés, les plus proches possibles géographiquement.

Pourquoi la Forge ?

Voulant vivre de ma passion, il fallait que je puisse disposer d'un statut me permettant de générer un revenu de cette activité. Cependant, je ne me projetais pas du tout en tant que patron. Étant particulièrement sensible et convaincu du bien-fondé des organisations et fonctionnements en cogestion ou en autogestion, c'est tout naturellement que j'ai demandé à intégrer La Forge. J'ai, aujourd'hui, l'agréable sensation que ma démarche entrepreneuriale, en tant qu'ES, me permet d'être pleinement en phase avec mes valeurs idéologiques et philosophiques.

Comment es-tu entré ?

Suite à un simple contact téléphonique avec Laurent Thuvignon, en octobre 2016, nous nous sommes assez vite rencontrés. Après avoir eu l'assurance que nous étions bien sur la même longueur d'ondes, Laurent m'a accompagné dans le montage et l'avancement de mon projet. Par la suite, j'ai été rapidement convié à la réunion mensuelle où, au contact des autres ES et du climat d'échange ambiant, j'ai été conforté dans ma volonté de faire partie de la structure. J'ai ensuite signé un CAPE (contrat d'accompagnement) avec La Forge dès le mois de novembre.

Comment ça se passe ?

Pour le moment, même si tout cela est encore assez neuf pour moi, j'apprécie d'évoluer dans une société coopérative où nous vivons ce que d'autres préfèrent reléguer au rang d'utopie, et pourtant... A La Forge, il n'existe pas de lien de subordination ou de domination/autorité hiérarchique. Chaque personne est responsable, force de proposition et décisionnaire, le consensus est privilégié plutôt que le vote, chacun est libre et autonome dans son activité professionnelle, les ES bénéficient d'outils mutualisés... Ce fonctionnement d'entreprise me permet, ainsi, de mener sereinement mon projet de lutherie en vivant une expérience très enrichissante.
Activity
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En 2017, que La Forge soit avec vous !
En 2017, que La Forge soit avec vous !
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De la case entrée à la case associé : le parcours d’un entrepreneur à la Forge
De la case entrée à la case associé : le parcours d’un entrepreneur à la Forge
Intégrer La Forge, c'est bien... mais concrètement, ça fait quoi ? Et y travailler, ça change quoi ? Réponse avec un cas pratique : l'exemple de Jeanne, qui décide de lancer son activité de webdesign via la coopérative. Nous la suivons pas à pas, de son entrée dans les lieux à ses premiers mois d'entrepreneure salariée.
5 novembre : il fait gris, il fait froid, mais Jeanne bouillonne : cette fois, c'est décidé, elle se lance ! Demandeuse d'emploi depuis la fin de son dernier CDD comme conceptrice de site web, il y a six mois, elle va créer son activité spécialisée dans la création de sites web. 6 novembre : Jeanne se demande juste comment faire. La création d'entreprise, elle n'y connaît pas grand chose. Le juridique, la comptabilité, ce n'est pas son fort. Elle aimerait aussi être conseillée, pouvoir échanger avec d'autres porteurs de projet, disposer ponctuellement d'un espace de travail pas trop loin de chez elle, à Plaisir... Ses recherches l'amènent à découvrir les coopératives d'activités et d'emploi (CAE). Des sortes de collectifs d'entrepreneurs qui, en plus, transforment les factures en salaire... Y en a-t-il dans les Yvelines ? Il y a La Forge, à La Verrière.   [embed]http://laforge78.fr/wp-content/uploads/2016/12/laforge_banderas_android.mp4[/embed] "La Forge, ou l'art subtil de créer son activité sans créer sa boîte." Intrigant... Jeanne appelle. 25 novembre : rendez-vous à 14h au siège de la CAE avec Laurent Thuvignon, le gérant, pour un premier contact. Elle présente son projet, Laurent celui de la CAE : accompagnement individuel et vie coopérative, aide à la facturation et aux démarches administratives et comptables, paiement en salaire, moyennant une commission de 10% sur le chiffre d'affaires hors taxe... "Nous ne sommes pas une société de portage salarial, prévient Laurent Thuvignon, mais une entreprise dont l'objet est l'accompagnement et l'hébergement des entrepreneurs. Surtout, nous portons un projet politique, axé sur la coopération et la défense du salariat, donc du régime général de la Sécurité sociale." Le ton est clair. Il y a de l'émulation et de la solidarité dans l'air, Jeanne adhère. 15 décembre : c'est officiel, Jeanne intègre La Forge ! Certains arrivent ici avec une activité déjà bien engagée et un chiffre d'affaires ; son projet à elle en est aux prémisses, elle a donc signé un Contrat d'appui au projet d'entreprise (CAPE), qui tient lieu de convention entre les porteurs de projet et les structures d'appui qui les accompagnent. Elle a un an pour lancer son activité... C'est parti ! 5 janvier : c'est l'heure de la mensuelle, comme tous les premiers mardis du mois. Cette réunion, à laquelle tous les entrepreneurs sont conviés, est l'occasion de faire le point sur les actus de chacun-e et celles de la structure, de faire des annonces, de boire un café. La parole est libre, l'ambiance conviviale mais studieuse. Jeanne rencontre les autres Forgeron-ne-s : coachs, formatrices, couturier, luthier, développeur web, concepteur d'outils coopératifs, commerciale... La Forge en compte à ce jour une vingtaine, dont une quinzaine de salariés. Tous sont logés à la même enseigne, qu'ils soient en CAPE ou déjà rémunérés, en équivalent temps partiel ou temps plein : ce sont "les ES", les entrepreneurs salariés. 30 janvier : la jeune ES a déjà planché sur son positionnement et les types de client qu'elle va cibler. Il lui faut à présent étudier le marché, fixer son tarif, réfléchir à son identité de marque, se constituer un réseau, démarcher... pas évident de savoir par où commencer ! C'est pour cela qu'elle est venue à l'atelier de co-développement, organisé aujourd'hui à la CAE. Au cours de ce temps d'échange entre ES, chacun présente ses préoccupations du moment - trouver son nom de marque, organiser son activité, articuler vie professionnelle et vie familiale... . et bénéficie de l'écoute bienveillante du groupe. Puis on trouve, pour chacun, des pistes d'amélioration. Mine de rien, c'est incroyablement productif ! Jeanne repart avec les idées claires et des enjeux prioritaires. Février : elle a trouvé son rythme. Un jour par semaine, son ordi sous le bras, elle vient travailler au sein de l'espace de coworking. Souvent, elle croise d'autres ES et échange avec eux nouvelles, conseils ou idées. Ca permet aussi de se co-booster quand il y a une petite baisse d'activité (ou de moral, c'est souvent lié). Côté outils mutualisés, Jeanne a bien pris en main Crabgrass, la plateforme web d'échange entre Forgerons, sur laquelle sont postés des infos et documents ressources. Elle vient d'y repérer un atelier "techniques de prospection en B2B", bientôt proposé par une ES commerciale. Ca lui sera bien utile pour décrocher ses premiers rendez-vous... 12 février : forte de son nouveau nom de marche et de son pitch désormais bien rodé, Jeanne a convaincu des prospects. Elle a appris à faire un devis et... ça a marché : l'un d'eux vient d'être accepté ! La voilà investie d'une mission pour une fédération d'associations : elle a un mois pour lui livrer un site web. Entre son activité proprement dite et ses démarches d'entrepreneure, elle n'oublie pas son rendez-vous mensuel d'accompagnement, au cours duquel Laurent et elle font le point sur l'avancée de son projet, répondent à des questions pratiques et définissent une feuille de route. 15 mars : sa prestation est terminée, sa note de frais rédigée, sa première facture envoyée. Et une deuxième mission qui vient de tomber ! De quoi commencer à alimenter son "compte personnel" à la Forge. Comme chaque ES, Jeanne dispose en effet d'un compte dédié, sur lequel sont versés ses paiements, afin de constituer une "réserve" en chiffre d'affaires. Lorsque cette réserve sera suffisante pour dégager un revenu mensuel et anticiper d'éventuels accidents de parcours (baisse d'activité, perte d'un client régulier...), et au moment jugé le plus opportun selon sa situation personnelle, le gérant et elle décideront du déclenchement d'un salaire. En général, ce passage de cap se fait trois à huit mois après l'entrée dans la coopérative. Jeanne va encore devoir batailler pour atteindre le Saint Graal du Salaire Mensuel... Go go go ! 28 mai : quelques nouvelles commandes, son premier client qui souhaite des mises à jour régulières du site... De quoi rassurer sur la pertinence du positionnement de Jeanne et permettre une visibilité de son activité. Laurent et elle l'ont décidé : elle touchera son premier salaire le mois prochain. Le calcul du salaire est adapté à chacun et le montage, s'il peut sembler complexe, répond à des règles simples : remuneration entrepreneur salarié Ainsi, tous les mois, après prélèvement de la commission de 10% due à la CAE, remboursement des frais et déduction des charges, La Forge versera à Jeanne un salaire de 1 100 euros net. Ce n'est pas énorme, mais c'est déjà pour elle une grande satisfaction. Par la suite, ils pourront bien sûr le revoir à la hausse si son business cartonne ! Coopérative et ES ont donc signé un CESA (le CDI des CAE)... et voilà Jeanne à la fois entrepreneure et salariée. 5 novembre : déjà un an que Jeanne est entrée à La Forge. Son activité se maintient. Elle s'est rapprochée d'autres ES ayant des compétences complémentaires aux siennes, ils envisagent de créer une marque collective. La webdesigneuse espère que cela lui permettra de démarcher de nouveaux clients, car sa fédération d'associations a décidé d'internaliser la gestion du site web... Ce n'est pas toujours facile, mais Jeanne savoure de pouvoir vivre de son activité, en toute autonomie, tout en étant membre active d'un collectif. Sociétaire de la CAE depuis qu'elle en est salariée, elle prend part à toutes les décisions relatives à la gouvernance, aux orientations stratégiques, au recrutement d'un comptable ou encore à l'organisation des locaux. Bref, elle a la sensation de porter un projet commun et humain. Et de travailler à la construction  d'une entreprise et d'une vie qui a du sens. Cécile Couturier Avertissement : Jeanne est un personnage purement fictif. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite... ou presque.
En cette rentrée 2016, La Forge s’étoffe !
En cette rentrée 2016, La Forge s’étoffe !

La Forge, c'est aujourd'hui :

  • un an et demi d'existence ;
  • 23 entrepreneurs accompagnés ;
  • 14 salariés ;
  • 15 métiers différents, du coaching au webdesign en passant par la couture et le commercial ;
  • 80% de femmes ;
  • 4 partenaires institutionnels ;
  • un réseau associations et d'entreprises locales et nationales ;
  • un territoire d'expérimentation sur l'agglomération Saint-Quentin-en-Yvelines ;
  • une entreprise coopérative ;
  • un espace de coworking et du café équitable.

Demain :

  • 35 entrepreneurs accompagnées ;
  • 20 métiers différents ;
  • 25 salariés ;
  • un réseau de partenaires sur tout le territoire des Yvelines ;
  • une entreprise coopérative.
Fanny Morcel, assistante administrative et commerciale
Fanny Morcel, assistante administrative et commerciale

Mon métier

Passionnée par les voyages, l'art culinaire, les loisirs et le bien-être, j'ai naturellement orienté mon projet professionnel autour de ces centres d'intérêts.

Je suis commerciale depuis plus de 15 ans dans ces secteurs d'activités auprès d'une clientèle constituée majoritairement d'entreprises et de comités d'entreprises. J'ai eu la chance de d'occuper divers postes dans des services commerciaux qui me permettent aujourd'hui, en tant que commerciale à distance pour entrepreneurs, de proposer à mes clients un large panel de prestations allant de l'étude du marché, à l'analyse de la satisfaction client en passant bien entendu par la prospection et le support back office.

A l'image d'un caméléon, je m'adapte aux besoins de mes clients afin de constituer un réel support commercial pour leur activité.

Ce que j'aime dans ce métier c'est de pouvoir proposer un accompagnement individuel et sur-mesure, de faire appel à ma créativité, de partager mon expérience et de me mettre de nouveaux challenges chaque jour.

Faire appel aux services d'un commercial à distance est une solution moins coûteuse que le salariat pour les entrepreneurs qui n'ont pas le temps de se consacrer réellement aux démarches commerciales ou qui n'en n'ont pas l'énergie, mais qui pour autant ont réellement besoin de développer leur activité !

Pourquoi La Forge ?

Lorsque j'ai décidé de créer ma propre activité, en Novembre 2015, j'hésitais entre plusieurs statuts. Après m'être renseignée par monts et par vaux, une amie Sophrologue, elle-même entrepreneure-salariée d'une coopérative, m'a vanté les mérites du système coopératif. J'ai alors cherché à m'affilier à une coopérative de proximité. Le côté intimiste de La Forge a ainsi répondu à mes attentes.

Comment es-tu entrée ?

Après avoir rencontré Laurent Thuvignon, le gérant de La Forge, en Novembre 2015, et avant même de signer un contrat d'accompagnement, j'ai pu assister à une réunion mensuelle des entrepreneurs-salariés afin de "prendre la température". Ce qui s'est avéré concluant ! Les libres échanges sur les sujets proposés, la bienveillance des entrepreneurs entre eux, leur bonne humeur et l'intérêt des sujets abordés m'ont convaincus.

Mon activité naissant, j'ai d'abord signé un contrat d'accompagnement avec la coopérative, en attendant de pouvoir réaliser un chiffre d'affaires suffisant pour signer ensuite un CDI.

Je ne suis enfin plus seule devant mes problématiques de jeune entrepreneur(e) ! En effet, se lancer dans la création de sa propre activité peut paraitre tellement ardu et obscur, qu'il est important de se faire accompagner dans cette nouvelle aventure. L'accompagnement personnalisé de Laurent et les conseils bienveillants des autres entrepreneurs de la coopérative constituent un réel moteur pour l'avancée de mon activité. Les échanges sont simples, dynamiques et efficaces. Plus de procrastination seule devant mon PC chez moi. C'est tout ce que j'attendais !

Comment ça se passe ?

Laurent m'a rapidement donné l'opportunité d'accompagner personnellement une entrepreneure salariée de LA FORGE dans ses démarches commerciales. Les échanges sont très productifs et créatifs. J'en suis vraiment ravie.

Egalement, j'essaye de m'impliquer à mon niveau dans la vie de la coopérative. A cet effet, je vais prochainement participer à la création d'ateliers commerciaux collectifs. Décupler mes séances individuelles de coaching en développement commercial, à l'échelle de petits groupes de travail, sera une expérience très enrichissante, j'en suis sûre.

Enfin, les premiers contrats de partenariat avec des entrepreneurs extérieurs à la coopérative sont au rendez-vous. J'ai commencé dernièrement l'accompagnement d'une coach nutritionnel dans ses démarches commerciales et je vais très prochainement travailler pour un "club avantages" en tant qu' apporteur d'affaires. D'autres contrats sont à venir et j'en suis satisfaite. L'objectif reste de pouvoir vivre de mon activité dès la fin de cette année.

BGE78
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L’Atelier IDF
L’Atelier IDF
Coopaname
Coopaname
UT Direccte 78
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SQY LAB
SQY LAB
E-Graine
E-Graine
Coopérer pour Entreprendre
Coopérer pour Entreprendre
CAE ESSCOOP
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Yvelines Active
Yvelines Active
Pole emplois
Pole emplois
Ville de Trappes-en-Yvelines
Ville de Trappes-en-Yvelines
Caisse des dépots
Caisse des dépots
Région île-de-France
Région île-de-France
Ville de La Verrière
Ville de La Verrière
Préfecture des Yvelines (MICIT)
Préfecture des Yvelines (MICIT)
Et l’année 2016 commence très fort à la Forge
Et l’année 2016 commence très fort à la Forge
La Forge, c’est…
La Forge, c’est…
Une entreprise commerciale...
Une entreprise Coopérative qui appartient à ses salariés (SCOP)...
Une entreprise qui transforme du chiffre d'affaire en salaire... Une entreprise qui s'occupe de tout...ou presque (administratif, TVA, compta...)
Un collectif d'entrepreneurs au service de l'activité d'entreprendre (ateliers d'échanges de pratiques, formations...)
Un réseau d'entrepreneurs sur les Yvelines mais aussi sur Paris et l'Essonne,
Une mutuelle de travail...en construction,
La Verrière
La Verrière
Juliette Dignat, conservateur-restaurateur du patrimoine
Juliette Dignat, conservateur-restaurateur du patrimoine

Mon métier

Le conservateur-restaurateur est plus souvent connu pour ses interventions dans les églises ou les archives mais ce métier recouvre de nombreuses spécialités. Ainsi, après avoir effectué des stages au cours desquels j'ai pu aborder diverses époques et matériaux, j'ai suivi mon intérêt pour les objet modernes et contemporains. Ces créations impliquent parfois des matériaux et des mises en œuvre qui n'ont pas été pensés pour durer, j'ai par exemple été confrontée à des aliments mais aussi des animaux conservés dans une résine.

De façon générale, la conservation-restauration du patrimoine est un métier aux confins de l'histoire de l'art et des sciences qui demande également une certaine habileté manuelle. Cette discipline théorisée assez récemment est régie par des principes déontologiques reconnus au niveau international, dans le but de préserver l'intégrité du patrimoine.

Il s'agit d'assurer la stabilité des matériaux et d'améliorer la lisibilité des objets pour les transmettre aux générations futures. En effet, les interventions peuvent aussi bien concerner des collections particulières que du patrimoine national sur lequel nous sommes habilités à intervenir grâce à quatre formations reconnues en France. Pour ma part, il s'agit d'un master obtenu à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

L'enjeu de notre approche est de comprendre les mécanismes de dégradation et les contradictions qu'ils représentent vis à vis de la signification de l'objet. Différentes valeurs (culturelles, historiques, esthétiques, artistiques) sont au centre de nos décisions et nos choix reposent sur des sources (documentation, examens et analyses) le plus souvent obtenues grâce à un travail avec d'autres spécialistes.

Les solutions peuvent prendre plusieurs formes, directes ou indirectes. Il peut s'agir de la réalisation de conditionnement, de nettoyage, consolidation, comblement de lacunes : chaque décision est discutée, documentée et justifiée.

Dans le cas des productions contemporaines, la multiplicité des matériaux, parfois réunis dans des œuvres dites composites, nécessite souvent la collaboration entre différents conservateurs-restaurateurs mais aussi avec des laboratoires de recherche. Les interactions avec les artistes ou les producteurs eux-mêmes sont parfois possibles et donnent un autre relief à ce métier.

Pourquoi La Forge ?

Engagée dans des projets locaux et collectifs depuis longtemps, au moment d'entrer dans la vie professionnelle, j'ai cherché un modèle politique et économique en accord avec ces valeurs. Mon métier étant le plus souvent exercé par des indépendants en profession libérale, le système coopératif et notamment la CAE s'est avéré intéressant.

La naissance de La Forge dans mon département constituait alors une belle opportunité. En effet, je voulais éviter de créer et gérer une nouvelle entreprise afin de pouvoir me concentrer sur mon métier mais aussi évoluer au sein d'un groupe, source d'émulation et d' enrichissement.

Comment es-tu entrée ?

L'entrée à La Forge a été précipitée par une opportunité de chantier, la réactivité de Laurent, notre gérant a été la clef pour me permettre de commencer à travailler dans de bonnes conditions. Une première rencontre durant l'été 2015, au cours de laquelle nous avons étudié mon projet et son adéquation avec le format CAE, a rapidement été suivie d'une convention d'accompagnement qui m'a permis de travailler dès septembre 2015.

Cet accompagnement n'est pas un vain mot, il est réel, tant d'un point de vue collectif avec une offre de formations et ateliers, que d'un point de vue individuel avec de nombreux échanges, des réponses toujours ouvertes : si Laurent ne sait pas, il se renseigne et revient très vite avec une solution, souvent grâce à l'appui d'une autre CAE ou du réseau Coopérer pour Entreprendre.

En tous cas, la structure est toujours pour moi un support, un moteur, une assurance dans des situations où j'ai besoin d'un coup de pouce pour passer à l'étape suivante.

Les compétences des forgeron (-ne) s aussi sont mises à contribution et la notion de partage prend tout son sens! Pour l'instant, je n'ai pas encore trouvé l'occasion de mettre mon activité à profit pour notre groupe mais les choses évoluent constamment avec l'arrivée de nouveaux projets et de petits noyaux se forment dans un dynamisme communicatif.

Comment ça se passe ?

Il est particulièrement appréciable de pouvoir distinguer les questions liées à mon activité de celles liées à sa gestion. Ainsi, au sein de mon réseau professionnel, le collectif existe aussi, par le biais de notre fédération (le FFCR), d'associations, d'équipes réunies pour des chantiers, des marchés publics. C'est grâce à ce tissu que j'ai débuté mon activité, d'abord en sous-traitance et maintenant avec mon premier chantier d'envergure, toujours en collaboration avec une ancienne maître de stage.

Cette évolution de mon activité s'accompagne d'une avancée au sein de l'entreprise avec laquelle j'ai signé un contrat d'entrepreneur-salariée en CDI depuis le mois de novembre 2015.

Par ailleurs, les membres de La Forge, évoluant chacun dans des domaines et à des rythmes différents, rencontrent les mêmes doutes, les mêmes obstacles, les mêmes aspirations et il est bon de pouvoir échanger à propos de ces sujets. Le collectif existe donc, il va même se renforcer avec prochainement de nouveaux entrepreneurs associés, favorisant une plus grande horizontalité dans notre organisation.

L'implication de chacun varie, il y a des temps où nos projets personnels prennent le dessus et d'autres où nous sommes plus disponibles pour la mise en commun, le fonctionnement est évolutif, selon nos rencontres, l'actualité, nos envies.

Unifaf
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Fongecif
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La Forge, première CAE agrée centre de bilan de compétences !
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La Forge
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